jeudi 21 février 2013

Rencontre avec Florence Naprix



C’est avec joie que la Glam’ Equipe Activilong a pu s’entretenir avec  Florence Naprix, jeune chanteuse guadeloupéenne. Belle, talentueuse et passionnée, Florence Naprix nous enchante avec son premier album Fann Kann.  Bien entourée, Florence a collaboré avec un bon nombre d’artistes comme Stéphane Castry, Thierry Vaton, Tony Chasseur, Olivier Juste, Arnaud Dolmen et même un duo avec Jocelyne Béroard ! Peut-être nous donnera-t-elle sa recette de la réussite ?

Bonjour Florence, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Bonjour à toute l’équipe. Vous avez pratiquement tout dit : je chante depuis quelques années déjà et depuis 3 ans, j’ai fait de cette passion un métier. Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter Zétwal an Mwen, le 2ème extrait de mon 1er album, Fann Kann.

Parle-nous un peu de ton dernier morceau…
Zétwal an Mwen (Mon Etoile) est un titre composé par Stephane Castry, par ailleurs réalisateur de l’album. C’est le tout dernier morceau du projet Fann Kann. Il fonctionne un peu comme une synthèse musicale. Comme les autres, il est le fruit de multiples influences (en l’occurrence zouk, kompa, musique latine…) qui se mêlent avec subtilité. En ce qui concerne le « message », c’est à la fois mes remerciements à tous ceux qui m’ont permis de me lancer dans cette grande aventure qu’est la musique, de tenir bon dans les moments difficiles et d’arriver au bout de la création de ce premier album. C’est également un appel à ne rien lâcher, jamais, car je suis convaincue que la vie nous réserve à tous de belles surprises, qu’il faut savoir reconnaître et saisir.

 Comment t’a pris l’envie de devenir chanteuse ?
C’est une longue histoireJ. Je baigne dans la musique depuis que je suis très jeune. J’ai notamment pris des cours de piano et de chant choral très tôt. Je me suis également passionnée pour le jazz en écoutant des chanteuses comme Sarah Vaughan ou Ella Fitzgerald. Et la musique a toujours fait partie de moi. Mais – parce que j’ai été élevée dans ce sens – il n’a jamais été question d’en faire quelque chose de « sérieux ». C’est un peu ce que je raconte dans Formataj, le 1er extrait de l’album. Un jour, je me suis cependant rendu compte que je regretterais amèrement de n’avoir pas exploré cette part de moi-même, par seule peur du regard de l’autre. Et je me suis lancée. J’ai démissionné de mon emploi « stable » il y a un peu plus de 3 ans, sans aucun regret ! Financièrement, c’est très difficile, mais en termes d’épanouissement personnel, c’est inestimable.

Tu as sorti ton tout premier album Fann Kann en septembre dernier, qui est entre tradition et modernité, quel est le message que tu veux véhiculer ?
« Fann kann » est une expression créole qui fait référence aux esclaves marrons. Ces esclaves qui fuyaient la servitude au péril de leur vie. C’est un appel à se libérer de ses chaînes pour aller au-devant de soi. C’est précisément la démarche qui m’a amenée à réaliser cet album.
Musicalement, je n’avais pas non plus envie d’entrer « dans les rangs ». Et, ça tombe bien, mon partenaire Stephane Castry non plus. J’ai vraiment essayé de me faire plaisir en retrouvant des sonorités que je n’entendais plus dans les média. C’est un pari risqué, mais je suis contente d’avoir tenté le coup. Le fait d’être en auto-production, en dépit de toutes les contraintes que cela implique, m’a apporté une liberté certaine. Le public a l’air réceptif et c’est le plus important. Des musiciens de grand talent ont accepté de jouer le jeu et je les en remercie du fond du cœur.
En ce qui concerne les sujets abordés dans l’album, ils sont plutôt variés. Je parle d’amour, parce que je ne connais pas d’autre sentiment susceptible de vous transformer à ce point… J’évoque la souffrance qui nous mine en secret, ma vision des femmes aujourd’hui, mon amour de la vie, de la Guadeloupe…

Comment définis-tu ta musique ?
Je n’essaie pas de la définir à proprement parler.  Je n’ai pas envie de la cadrer. Elle est le résultat de rencontres. La rencontre entre Stephane Castry et moi, nos univers (jazz, funk, zouk dit « rétro », biguine…). La rencontre entre les racines et la modernité, la rencontre entre la Guadeloupe et ses sonorités et le reste du monde, la rencontre entre chacun des musiciens qui nous a fait don de son talent, ma rencontre avec moi-même. Pour ça, je crois pouvoir affirmer qu’elle est originale, la musique de Fann Kann. Nous n’avons rien inventé, nous en avons proposé notre vision sans nous préoccuper de savoir en amont si elle serait commercialisable ou pas. Tout en espérant pouvoir toucher le plus de monde possible.

Parlons de la femme qui est en toi, as-tu des astuces beauté particulières ?
Ca va aller très vite J. Je fais le strict minimum : une bonne hydratation du corps et du visage. Je me maquille uniquement pour les prestations et grandes occasions. Je suis une adepte de la beauté naturelle. Comme les autres diktats, je refuse ceux de la mode… En revanche, j’adore prendre soin de mes cheveux.

 Quelle est ta routine capillaire ?
Je privilégie les produits Activilong et Les Secrets de Loly. Tous les jours, vaporisateur d’eau coupée d’Oléobain avocat/olive (Acti-Repair) pour des cheveux forts et brillants, application du lait coiffant Natural Touch hibiscus/aloes vera ou Smoothie ananas (Les Secrets de Loly) pour la facilité du coiffage, et je suis prête !

Que trouve-t-on dans ton sac ?
Papiers, chargeur de téléphone, baume à lèvres, mouchoirs, chéquier, albums Fann Kann, de quoi écrire…

Quelle est ta devise ?
Facile : fann kann ! Réalisons nos rêves, donnons-nous les moyens d’être heureux.

Retrouvez Florence aux dates suivantes:
8 mars : ouverture du festival Femmes en Arts à Charleville-Mézières.
27 mars : Showgirl's des Nanas (péniche l'Improviste 75019)
29 mars : concert au théâtre de la Reine Blanche (75018)




Crédits photos : Diana Marimoutou, concert du Zèbre de Belleville le 18 janvier 2013.




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